Art contemporain : les artistes n’attendront plus demain pour s’exprimer

C’est avec cette thématique lumineuse : ” Tokozela lobi te ” en français :Nous n’attendrons pas demain”, que la deuxième édition de la biennale d’art contemporain “Yango” a été lancé ce mercredi 13 juillet 2022 à l’ espace contemporain dans la ville de Kinshasa.

Plusieurs artistes du continent africain prendront part dans ce grand rendez-vous culturel qui a un esprit parfois politique et artistique. Il s’agit de l’artiste Rodrigo Gukwikila, une figure montante de l’art plastique en RDC. Ce puissant artiste congolais utilise la flèche comme son identité artistique.

Le mystérieux artiste peintre congolais Rodrigo Gukwikila , l’homme de la flèche.

On note aussi, la participation de ces artistes suivants : Arsène Mpiana (RDC) ,Aurélien Gamboni, Blaise Musaka , Claudia Tennant (Afrique du Sud), Bahati Mukomezi (Gabon-France/RDC), Show Azazou (Cameroun) et Laeila Adjovi (Bénin/Sénégal).

Ces derniers présenteront leurs talents artistiques à la population kinsoise dans plusieurs coins de la capitale au cœur de ce thème motivateur durant 30 jours, soit du 14 juillet au 14 d’août.


Pour écrire une belle histoire d’arts dans cette deuxième édition, les organisateurs prennent l’option d’associer une chercheuse, Nadia Yala Kisukidi et une commissaire d’art contemporain, Sara Alonso Gómez, avec l’ambition de développer avec elles, à travers des ateliers en amont de la biennale, des pistes sur une nouvelle manière de proposer de l’art à la ville de Kinshasa.

Le grand rendez-vous d’art contemporain à Kinshasa


Dans un dossier de presse parvenu à la rédaction Afrique wide.net, le comité d’organisation descrit certaines réalités qui chifonnent l’arts dans la capitale congolaise.

À Kinshasa, depuis l’Indépendance, une scène artistique plurielle, dense, active, capture cet appel du présent. Mille échos percutent la capitale : sous les formes de la musique, des arts visuels, de la littérature, ils bravent profiteurs, marchands de sommeil, et autres sectateurs du repli sur soi. ”

Écrit dans ce document.

Il sied de signaler que les artistes dé-busquent des mondes où les vies s’illuminent, grandioses ou minuscules. Ils créent leurs propres lieux de rencontres,de débats,investissent ou subvertissent leur rapport aux institutions, construisent leurs réseaux,échappent aux mots d’ordre.

Un artiste Cameroun présent à la biennale d’art contemporain de Kinshasa “Yango 2”

Ce dossier de Yango 2 , renseigne , en outre qu’à Kinshasa, les artistes contribuent à écrire l’histoire d’espaces traversés par les violences esclavagistes, (néo)coloniales, post-impériales, mais aussi par toutes les résistances qui s’insurgent contre celles-ci.

Signalons que la biennale d’art
contemporain Yango, est fondée en 2014 par l’artiste Kiripi Katembo, joue avec les indéterminations qui traversent l’idée d’art contemporain pour soutenir la pluralité des formes artistiques,leurs structures polyphoniques, leurs mutations et leurs écologies bigarrées.

Patrick BOKETE

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